Quelle place pour l’imagerie dans la différenciation des sous-types du carcinome papillaire du rein?

Auteur/ices

  • Omar Karray
  • Haroun Ayed
  • Ahmed Saadi
  • Selim Zaghbib
  • Salah Henchir
  • Abir Cherif
  • Aicha Ben Miled
  • Marouene Chakroun
  • Aberrazek Bouzouita
  • Amine Derouiche
  • Riadh Ben Slama
  • Mohamed Chebil

Mots-clés :

Tumeurs du rein, carcinome papillaire, histologie, tomodensitométrie, chirurgie, pronostic

Résumé

Introdution :
La subdivision en deux entités des carcinomes papillaires du rein était initialement établie sur des critères histo-pronostiques. Il est actuellement possible de distinguer les deux sous-types au moyen des données radiologiques et évolutives. Le sous-type 1 s’associe à un profil évolutif favorable par rapport au sous-type 2. L’échographie et particulièrement l’uro-scanner assurent une approche diagnostique assez précise avec des implications thérapeutiques et pronostiques conséquentes.
L’objectif de l’étude est de définir les particularités radiologiques permettant de distinguer les deux sous-types des carcinomes papillaires du rein, et d’étudier les facteurs radiologiques prédictifs des récidives locorégionales, de la survie sans métastases et de la survie spécifique.

Méthodes :
Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, menée entre Janvier 2005 et Juin 2017, colligeant 49 cas de carcinomes papillaires du rein. L’étude concernait les patients âgés de plus que 18 ans, chez qui le diagnostic était établi suite à l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire (néphrectomie élargie ou chirurgie conservatrice). Les cas dans lesquels le diagnostic était établi par une biopsie rénale étaient exclus.
L’étude comparative des données radiologiques concernait les explorations échographiques et tomodensitométriques, afin de définir l’ensemble des critères permettant de faire la part entre les deux sous-types histologiques. Une analyse univariée et multivariée était effectuée afin de déterminer les facteurs radiologiques ayant une valeur pronostique dans l’évolution des carcinomes papillaires du rein, en termes de survie sans récidives locorégionales et sans métastases.

Résultats :
A l’échographie, le sous-type 1 histologique s’associait significativement aux tumeurs homogènes avec des contours réguliers.
Les tumeurs étaient globalement spontanément hypodenses et hypo vasculaires dans 97,8% des cas. Le rehaussement était significativement plus hétérogène pour les tumeurs de sous-type 2 (p=0,01). La nécrose intra-tumorale et les adénomégalies étaient significativement associées au sous-type 2 (p=0,0001 et 0,005).
Les facteurs prédictifs des récidives locorégionales, de la survie sans métastases et de la survie spécifique des carcinomes papillaires en analyse univariée étaient l’aspect des contours à l’échographie et à l’uro-scanner, le degré de rehaussement et la présence d’adénomégalies. En analyse multivariée, seul l’aspect mal limité tomodensitométrique des contours influait la survie sans récidives et la survie spécifique de l’ensemble des tumeurs papillaires.

Conclusions :
Des différences significatives entre les deux sous-types étaient observées en étudiant les données radiologiques. Les contours irréguliers, les adénomégalies et le degré de rehaussement avaient un impact sur la progression des carcinomes papillaires du rein après la chirurgie.

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Publiée

2020-04-15

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