Cartographie disciplinaire et thématique des publications maghrébines en «infectiologie». Etude bibliométrique (Tunisie, 2010-2014)
Mots-clés :
Bibliométrie - Recherche biomédicale - Publications - Edition - Facteur d'Impact - Langue - Ecoles de Médecine - Infections bactériennes et mycosiques -Maladies parasitaires - Maladies virales - TunisieRésumé
Objectif : Décrire les caractéristiques bibliométriques essentielles des publications tunisiennes en «infectiologie», au cours du quinquennat 2010-2014.
Méthodes: Il s’agit d’une étude bibliométrique descriptive, des articles d’ «infectiologie», indexés dans « »Medline» », en se basant sur leurs fiches signalétiques. Ont été inclus, tous les articles rédigés par des chercheurs tunisiens, indépendamment de leur position dans la liste des cosignataires. Les thématiques des publications ont été explorées à travers les mots clés «majeurs» et «génériques» dans les trois chapitres des descripteurs: «infections bactériennes et mycosiques», «maladies parasitaires», et «maladies virales».
Résultats: Au total, 846 publications d’ «infectiologie» ont été captées dont 66% ont été rédigées en anglais et 31% ont été des «case reports». Elles ont été signées par 536 auteurs en première position appartenant essentiellement à la microbiologie (20,7%), à la parasitologie (20,1%) et à la virologie (7,1%). Les 391 cosignataires en dernière position appartenaient à 44 spécialités dont la pédiatrie, la médecine interne et les maladies infectieuses occupant respectivement la 4ème, la 9ème et la 10ème position. Ces publications ont été éditées par 258 revues dont essentiellement «La Tunisie Médicale» (9%) et le «Pan African Medical Journal» (3,8%). Les principales maladies infectieuses ayant intéressé beaucoup plus les chercheurs tunisiens, ont été les infections staphylococciques / tuberculose, l’hépatite virale chronique C / grippe humaine, et les échinococcoses / leishmanioses.
Conclusion: En Tunisie, la recherche en «infectiologie» a été relativement prolifique et concordante avec les besoins de santé de la population. Les cliniciens en maladies infectieuses devraient créer leur réseau de soin, de recherche et d’enseignement avec les fondamentalistes, tout en orientant plus leurs recherches vers des études multicentriques et de haut niveau de preuve.