Allergie aux traitements antituberculeux : Place du test de réintroduction médicamenteuse.
Mots-clés :
Tuberculose, allergie médicamenteuse, traitement antituberculeux, effet indésirable, testRésumé
Résumé :
Introduction : L’allergie aux antituberculeux constitue une vraie entrave à la prise en charge de la tuberculose.
Objectif : Evaluer l’apport du test de réintroduction médicamenteuse dans l’exploration de l’allergie aux antituberculeux.
Méthodes : Etude rétrospective (2011-2017), portant sur 34 patients traités pour tuberculose confirmée et ayant présenté une réaction d’hypersensibilité aux antituberculeux.
Résultats: Notre étude a inclus 31 femmes (91,17%) et 3 hommes (8,82%). L'âge moyen était de 37 ans. Le délai moyen d’apparition des manifestations allergiques par rapport au début du traitement antituberculeux était de 23 ± 19 jours (1- 85 jours). Ces manifestations étaient dominées par l’atteinte cutanée (76,4%). Le test de réintroduction des antituberculeux pratiqué dans 27 cas a permis de retenir le diagnostic d’allergie au pyrazinamide chez 12 patients (44,4%), à la rifampicine dans cinq cas (18,5%), à l’éthambutol dans un cas (3,7%) et l’isoniazide chez un patient (3,7%). Une polyallergie a été notée chez six patients (22,2%). Le délai moyen d’apparition de ces réactions était de five heures [15mn-90h]. Une accoutumance médicamenteuse a été indiquée chez six cas et pratiquée dans cinq cas. Elle a concerné l’isoniazide chez un patient, la rifampicine chez trois patients, le pyrazinamide chez deux patients. Elle a permis la réintroduction du traitement allergisant notée chez deux patients. L’évolution de la tuberculose était favorable dans 26 cas soit 77%.
Conclusion: Le test de réintroduction médicamenteuse est un élément clé dans l’exploration des allergies aux anti-tuberculeux. Il permet d’identifier le traitement incriminé et d’ajuster le schéma thérapeutique ultérieur de la tuberculose.