Prévalence et facteurs de risque de l’hypogonadisme chez les hommes ayant une insuffisance rénale chronique.
Mots-clés :
Insuffisance rénale chronique ; hypogonadisme masculin ; testostérone ; prolactine ; diabète type 2.Résumé
Objectif : Déterminer la prévalence et les facteurs de risque de l'hypogonadisme chez les hommes avec insuffisance rénale chronique (IRC).
Méthodes : Etude transversale auprès de 48 hommes ayant une IRC. Tous ces patients ont bénéficié de dosages plasmatiques de la testostérone totale, de la prolactine et des gonadotrophines. L'hypogonadisme a été défini par une testostéronémie basse (<10 nmol/L) ou à la limite inférieure de la normale (entre 10 et 14 nmol/L).
Résultats
L'âge moyen était de 53,31±10,22 ans. L'IRC était légère, modérée, sévère et au stade terminal dans respectivement 9, 14, 4 et 21 cas. Dix-neuf patients étaient en épuration extra- rénale. La testostéronémie moyenne était de 13,44±6,17 nmol/L. Elle était plus basse chez les patients ayant une néphropathie diabétique (p=0,004). L'hypogonadisme a été diagnostiqué chez 22 patients (46%). Dans ce groupe, les gonadotrophines étaient normales dans 21 cas et élevées dans un seul cas. Une hyperprolactinémie a été retenue chez six patients.
Le diabète de type 2 (OR=3,96; p=0,02) et la néphropathie diabétique (OR=4,26; p=0,01) étaient les seuls facteurs de risque de l'hypogonadisme chez nos patients.
Conclusion
Nos résultats ont montré une prévalence élevée de l'hypogonadisme chez les hommes porteurs d'IRC. Ce désordre hormonal était associé à la présence de diabète de type 2 et à la néphropathie diabétique.