Evolution du risque suicidaire en Tunisie, cinq ans après la révolution de Jasmin
Mots-clés :
Prévalence, risque suicidaire, MINIRésumé
Introduction : Depuis la révolution de Janvier 2011, la Tunisie a connu une augmentation du nombre de suicide et de tentatives de suicide particulièrement chez les jeunes.
Objectif : Déterminer l’évolution du risque suicidaire onze ans après l’enquête «Santé Mentale en Population Générale : image et réalité » (SMPG) réalisée en 2005 en Tunisie.
Méthodes : Notre étude était de type descriptive et transversale. Elle a concerné un échantillon de 300 personnes représentatif du gouvernorat de l’Ariana. L’échantillon a été déterminé par la méthode des quotas en fonction du genre, de l’âge et du niveau d’études. Le questionnaire utilisé était composé de données socio démographiques et du Mini International Neuropsychiatric Interview (M.I.N.I) dans sa partie risque suicidaire.
Résultats : Le sexe ratio était de 1,01 et l’âge moyen de 42 ±2,26 ans. La prévalence du risque suicidaire était de 22,7%. Ce risque a été qualifié de léger dans 90% des cas, moyen dans 6% des cas et élevé dans 4% des cas. Cette prévalence du risque suicidaire avait connu une hausse de 8,8% par rapport à la première enquête SMPG de 2005 qui a permis d’estimer la prévalence du risque suicidaire à 13,9%. Le risque suicidaire était plus élevé chez les femmes (p=0,01). Un plus grand risque suicidaire avait été noté chez les personnes sans emploi (0,008) et celles avec un revenu inférieur à 850 dinars tunisiens/mois (p=0,01).
Conclusion : Des mesures préventives spécifiques devraient être mise en place par les autorités tunisiennes pour réduire ce risque.