Le patronyme dans la schizophrénie : une étude à propos de 60 patients.
Mots-clés :
Schizophrénie, Nom, Psychopathologie.Résumé
Prérequis : La clinique de la schizophrénie donne à penser un rapport singulier avec le nom propre.But : Vérifier et argumenter l’hypothèse stipulant que la non transmission du patronyme puisse constituer un facteur de vulnérabilité à la schizophrénie.
méthodes : Etude transversale descriptive menée auprès de 60 patients atteints de schizophrénie et leurs familles. Les données ont été recueillies à l’aide d’un entretien semi-structuré.
résultats : Sept patients portaient un nom de famille différent de celui de leur père (11,6% des participants). La disparité a exclusivement concerné l’enfant atteint de schizophrénie. Les caractéristiques familiales (rang d’aînesse, caractère désiré ou non de la grossesse, antécédents familiaux de schizophrénie) ainsi que le
profil évolutif de la maladie étaient comparables entre les patients portant un nom de famille conforme à celui du père et ceux ayant un patronyme différent.
Conclusions : Il semblerait que le patient souffrant de schizophrénie entretienne un rapport particulier avec le nom propre. Ce rapport pourrait intervenir dans la genèse de la schizophrénie. Notre hypothèse du début, soutenue par les théories psychanalytique, transgénérationelle et comportementale, serait plausible et constituerait un point de départ pour des études à plus large spectre incluant des témoins de la population générale et psychiatrique.
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